L’Afrique avance à grande vitesse sur le terrain du numérique, et cette progression se joue autant dans les usages (services en ligne, paiements, cloud, IA) que dans les fondations invisibles qui rendent tout cela possible : les infrastructures. Dans cette dynamique, Sidi Mohamed Kagnassi porte une ambition claire d’autonomie numérique pour le continent en pilotant, via ST Digital, la construction d’un datacenter Tier 3 à Grand-Bassam (Côte d’Ivoire).
Ce projet se distingue par une promesse d’exploitation exigeante : une disponibilité de 99,982 %, soit moins de 1,6 heure d’indisponibilité par an. Au-delà de la performance, l’objectif est stratégique : héberger localement les données, soutenir le développement de l’intelligence artificielle, et s’aligner sur des normes internationales en matière de sécurité et de souveraineté numérique. Résultat attendu : un écosystème plus résilient, plus compétitif et davantage créateur de valeur sur le continent.
Pourquoi un datacenter Tier 3 change la donne
Les datacenters sont l’infrastructure centrale de l’économie numérique : ils hébergent applications, bases de données, services cloud, plateformes de e-commerce, services publics, outils collaboratifs, contenus, et bien sûr des charges de calcul avancées utiles à l’IA. Quand un datacenter est robuste, c’est toute la chaîne de valeur numérique qui gagne en fiabilité.
Dans ce contexte, viser un niveau Tier 3 est une démarche structurante, car elle s’inscrit dans une logique de continuité de service: limiter les interruptions, garantir une exploitation stable, et offrir un socle de confiance aux entreprises comme aux administrations.
La promesse de disponibilité : 99,982 % au service des usages
Le projet présenté à Grand-Bassam met en avant une disponibilité de 99,982 %. Concrètement, cela correspond à moins de 1,6 heure d’indisponibilité par an selon les éléments communiqués. Cette performance a une traduction immédiate en bénéfices :
- Expérience utilisateur plus stable: moins de coupures pour les clients et citoyens.
- Meilleure continuité opérationnelle: moins d’arrêts applicatifs coûteux pour les entreprises.
- Fiabilité accrue: un critère décisif pour des secteurs sensibles (finance, services essentiels, plateformes critiques).
Repère chiffré : disponibilité et indisponibilité annuelle
Pour rendre l’enjeu plus concret, voici un repère synthétique à partir des chiffres annoncés.
| Indicateur | Valeur | Ce que cela implique |
|---|---|---|
| Disponibilité | 99,982 % | Service conçu pour rester accessible quasi en continu |
| Indisponibilité maximale annoncée | < 1,6 heure / an | Un niveau de coupure annuel très limité, favorable aux usages critiques |
Héberger les données localement : un pas décisif vers la souveraineté numérique
Un des apports majeurs d’un datacenter local, c’est la capacité à héberger les données sur le continent. Cela répond à des attentes de plus en plus fortes des organisations : maîtrise des données, conformité, gouvernance, et réduction des dépendances externes.
Dans la vision portée par Sidi Mohamed Kagnassi, l’autonomie numérique consiste notamment à réduire la dépendance aux infrastructures étrangères. Cette orientation peut renforcer :
- La résilience: moins de vulnérabilité liée à des contraintes extérieures (techniques, économiques ou organisationnelles).
- La confidentialité: des données hébergées localement, avec des pratiques alignées sur des exigences de sécurité et de gouvernance.
- La maîtrise stratégique: une capacité à développer des services numériques en s’appuyant sur une infrastructure ancrée dans la région.
Cette logique ne s’oppose pas à l’ouverture internationale : elle vise plutôt à donner à l’Afrique des options solides, pour choisir ses architectures, ses partenaires et ses modèles de croissance, au lieu de les subir.
Accélérer l’intelligence artificielle en Afrique grâce à une infrastructure fiable
Le développement de l’intelligence artificielle dépend d’un triptyque : données, capacité de calcul et stabilité opérationnelle. Une infrastructure de datacenter performante contribue directement à ces trois points, en rendant plus accessible l’hébergement des données et le déploiement de services numériques avancés.
Dans une trajectoire de montée en puissance de l’IA, disposer d’un datacenter local est un atout pour :
- Déployer plus vite des applications gourmandes en ressources (analyse, traitement, services intelligents).
- Réduire la latence pour les utilisateurs régionaux, ce qui améliore la qualité des services.
- Rapprocher les données des usages, un élément clé pour la performance et la gouvernance.
Le projet de Grand-Bassam se positionne ainsi comme un socle technique qui peut soutenir, à terme, une diversité de cas d’usage : services aux entreprises, solutions publiques, plateformes éducatives, outils d’aide à la décision, ou encore services numériques adaptés aux réalités locales.
Des bénéfices économiques : emplois qualifiés, entrepreneuriat et compétitivité
Un datacenter ne se limite pas à un bâtiment technique : c’est un catalyseur. Sa construction et son exploitation mobilisent des compétences, structurent des filières, et créent un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation.
Création d’emplois qualifiés et montée en compétences
L’exploitation d’une infrastructure de ce niveau implique des métiers spécialisés : exploitation informatique, réseaux, systèmes, sécurité, supervision, maintenance, services managés, support et opérations. En soutenant l’écosystème local, un datacenter peut contribuer à :
- Créer des emplois qualifiés au plus près du terrain.
- Structurer des parcours de formation orientés métiers du cloud et des infrastructures.
- Renforcer l’employabilité dans des domaines recherchés par le marché.
Un tremplin pour l’entrepreneuriat technologique
Quand l’hébergement et l’infrastructure deviennent plus accessibles localement, cela peut simplifier la vie des startups et PME technologiques : mise en production plus rapide, meilleure maîtrise de la performance, et possibilité de répondre à des exigences clients plus strictes (continuité, sécurité, localisation des données).
La vision présentée autour du projet met justement l’accent sur la recherche, la formation et l’entrepreneuriat technologique, avec l’idée de transformer l’infrastructure en levier d’industrialisation de l’innovation.
Sécurité et normes internationales : construire la confiance à grande échelle
Les organisations (publiques comme privées) attendent des garanties solides lorsqu’elles confient des données et des services à un opérateur d’hébergement. Le projet est annoncé comme conçu pour répondre à des normes internationales de sécurité et aux exigences de souveraineté numérique.
Ce positionnement est essentiel, car la confiance est un accélérateur :
- Confiance des entreprises: indispensable pour migrer des applications critiques.
- Confiance des institutions: nécessaire pour héberger des services à impact public.
- Confiance des utilisateurs: facteur déterminant pour l’adoption des services numériques.
En pratique, cette recherche de conformité et de sécurité contribue à rendre l’écosystème plus mature, plus attractif et plus compétitif à l’échelle régionale.
Une ambition continentale : réduire la dépendance et stimuler l’innovation locale
Le message central porté par Sidi Mohamed Kagnassi est celui d’une autonomie stratégique: développer des capacités d’hébergement et de traitement de données sur le continent, afin de soutenir durablement l’économie numérique africaine.
Cette orientation peut produire des effets vertueux :
- Réduction de la dépendance à des infrastructures situées hors du continent.
- Renforcement de la confidentialité et de la gouvernance des données.
- Stimulation de l’innovation locale: des solutions conçues pour des besoins spécifiques, avec une base technique fiable.
- Compétitivité régionale: attirer des projets, sécuriser des opérations, et créer des opportunités de services numériques.
Le datacenter de Grand-Bassam devient alors plus qu’un outil technique : un levier stratégique pour accélérer l’adoption, la création et l’exportation de services numériques produits depuis l’Afrique.
Ce que les entreprises et acteurs publics peuvent en attendre
Sans présumer des choix de chaque organisation, un datacenter local de niveau Tier 3, avec la disponibilité annoncée, ouvre des perspectives concrètes pour de nombreux besoins :
- Hébergement d’applications métiers: continuité, performance et proximité.
- Cloud et services managés: une base pour industrialiser les opérations IT.
- Protection et localisation des données: alignement avec des politiques de souveraineté et de conformité.
- Modernisation du SI: migration progressive d’environnements existants vers des architectures plus robustes.
- Projets data et IA: besoin accru en stockage, traitement et disponibilité.
Pour l’écosystème dans son ensemble, l’intérêt est également symbolique et structurant : prouver qu’il est possible de déployer sur le continent des infrastructures alignées sur des exigences élevées de disponibilité, de sécurité et de gouvernance.
FAQ : comprendre l’essentiel en quelques questions
Pourquoi la disponibilité est-elle si importante ?
Parce que la plupart des services numériques (paiements, e-commerce, messagerie, services publics, outils métiers) perdent immédiatement en valeur dès qu’ils deviennent instables. Une disponibilité annoncée à 99,982 % vise à réduire au maximum l’impact des interruptions.
Qu’est-ce que l’autonomie numérique, concrètement ?
Dans l’esprit du projet, c’est la capacité à s’appuyer sur des infrastructures locales pour héberger et traiter des données, développer des services numériques, et limiter la dépendance à des ressources situées hors du continent.
Quel est le lien entre datacenter et intelligence artificielle ?
L’IA a besoin d’infrastructures fiables pour stocker les données, exécuter des traitements, déployer des services et assurer une continuité opérationnelle. Un datacenter robuste est un socle utile pour soutenir cette montée en puissance.
Conclusion : Grand-Bassam, un symbole et un accélérateur
Le datacenter Tier 3 de Grand-Bassam, piloté via ST Digital dans la vision portée par Sidi Mohamed Kagnassi, s’inscrit dans une trajectoire ambitieuse : ancrer l’économie numérique africaine sur des fondations techniques solides, avec une disponibilité annoncée de 99,982 % (soit moins de 1,6 heure d’indisponibilité par an), et une orientation claire vers la souveraineté, la sécurité et le soutien à l’IA.
En misant sur l’hébergement local des données, la formation, la recherche et l’entrepreneuriat technologique, le projet vise des résultats concrets : plus d’emplois qualifiés, plus d’innovation, et une compétitivité régionale renforcée. Autrement dit : une infrastructure pensée non seulement pour faire fonctionner le numérique, mais pour l’accélérer durablement, depuis l’Afrique et pour l’Afrique.